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Données extraites le

Les finances publiques belges, expliquées

D'où vient l'argent, où il va, comment la Belgique se compare et vers où elle se dirige.

Chiffres clés

Déficit, 2025
5,2 %du PIB · provisoire
Dette, 2025
107,9 %du PIB · provisoire
Charges d'intérêts, 2025
2,2 %du PIB
Impôts et cotisations, 2024
42,6 %du PIB

01Déficit et dette(Graphique 1 sur 7)

En 2025, la Belgique affichait le déficit le plus élevé des huit pays comparés

Déficit et dette publique : la Belgique et ses pays de comparaison

Ensemble des administrations publiques, 2000–2025, en % du PIB. Provisoire : 2025 pour tous, et Belgique 2024.

Points creux : chiffres provisoires. Lignes pointillées : valeurs de référence UE (déficit de 3 %, dette de 60 % du PIB).

Source: Eurostat

  1. Le panneau du haut montre le solde : ce que les pouvoirs publics perçoivent moins ce qu'ils dépensent, en part du PIB. Sous zéro, c'est un déficit.

  2. La Belgique, en bleu, est en déficit chaque année depuis 2008. L'écart a culminé à 9,0 % du PIB en 2020, première année de la pandémie.

  3. En 2025, le déficit atteignait 5,2 % du PIB, contre 2,9 % pour la zone euro. Venait ensuite la France, à 5,1 % ; le Danemark dégageait un excédent de 2,9 %.

  4. Les déficits s'accumulent en dette. La dette belge est passée de 109,7 % du PIB en 2000 à 87,5 % en 2007, puis est remontée avec la crise financière et la pandémie.

  5. En 2025, elle s'élevait à 107,9 %, soit 20,5 points de pourcentage au-dessus de la moyenne de la zone euro. Parmi les pays de comparaison, seule celle de la France était plus élevée.

À propos de ce graphique

Source

Unité: % du PIB · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Ce graphique ne montre pas le solde structurel (corrigé de la conjoncture), sur lequel portent les règles budgétaires européennes actuelles, ni la répartition entre niveaux de pouvoir (voir le graphique Entité I / Entité II), ni les montants en euros. Les valeurs de 3 % et 60 % sont des seuils de référence du traité, pas des objectifs ou des jugements. Le déficit dépend aussi de la conjoncture et des charges d'intérêts, non séparées ici.

Mises en garde

  • Le tableau PDE ne porte pas d'indicateur provisoire. Le tableau de notification du déficit et de la dette ne porte aucun indicateur, même pour la dernière année notifiée en avril 2026. Cette année doit être traitée comme provisoire, comme l'indique le tableau des agrégats principaux, et peut être révisée lors de la notification d'octobre.
  • Le solde structurel et le solde nominal sont deux mesures différentes. Le solde nominal (solde de financement) est ce qui est effectivement enregistré. Le solde structurel retire l'effet estimé de la conjoncture et des mesures ponctuelles ; c'est une estimation qui dépend de la méthode et est souvent révisée. Les règles budgétaires de l'UE portent sur des mesures structurelles et sur les dépenses nettes.
  • Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
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02Pourquoi il se creuse(Graphique 2 sur 7)

À politique inchangée, le déficit se creuse avec la hausse des charges d'intérêts, et le vieillissement pèse ensuite

Pourquoi le déficit se creuse : les intérêts et le vieillissement

Ensemble des administrations publiques, en % du PIB. Zones grisées : projections à politique inchangée, pas des prévisions. En haut, l'écart entre les deux lignes est la charge d'intérêts.

Source: FPB · CEV

  1. Le panneau du haut décompose le déficit en deux. La ligne du haut est le solde avant intérêts, ou solde primaire ; celle du bas, le solde total. L'écart entre les deux correspond aux intérêts payés sur la dette.

  2. Si aucune nouvelle mesure n'était prise, le Bureau fédéral du Plan projette un déficit total passant de 5,1 % du PIB en 2025 à 6,4 % en 2031, tandis que les charges d'intérêts passent de 2,2 % à 3,5 %.

  3. Avant intérêts, le déficit est de 2,9 % en 2025 et de 2,9 % en 2031. Le creusement vient donc des intérêts, mais même sans eux, les dépenses resteraient supérieures aux recettes.

  4. À plus long terme, la pression est démographique. Le Comité d'étude sur le vieillissement projette une hausse des dépenses sociales de 25,5 % du PIB en 2024 à 27,2 % en 2070, portée par les pensions (11,2 % à 12,0 %) et les soins de santé (7,9 % à 10,2 %).

  5. Ce sont deux projections à politique inchangée, pas des prévisions : elles ne tiennent pas compte des mesures en cours de négociation.

À propos de ce graphique

Source

Unité: % du PIB · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Ce ne sont pas des prévisions : les projections ne tiennent compte d'aucune mesure décidée après leur publication, dont le budget en discussion en octobre 2026. Les deux sources ont des dates et des hypothèses différentes ; leurs chiffres ne s'additionnent pas. Le graphique ne montre ni la dette, ni le solde structurel, ni la répartition entre niveaux de pouvoir.

Mises en garde

  • Une projection à politique inchangée n'est pas une prévision. Le Bureau fédéral du Plan et le Comité d'étude sur le vieillissement projettent ce qui se passerait si la politique actuelle restait inchangée. Ils ne prédisent pas ce que les gouvernements décideront ; les déficits projetés montrent donc l'ampleur du défi plutôt que l'issue la plus probable.
  • Les années projetées sont déduites du titre de la publication. Les classeurs du BFP et du Comité d'étude sur le vieillissement n'indiquent pas quelles années sont projetées. Le catalogue marque les années à partir de 2026 comme projections, car les publications portent sur 2026 et au-delà ; les dernières années observées (2025) peuvent elles-mêmes être en partie estimées.
  • Le solde structurel et le solde nominal sont deux mesures différentes. Le solde nominal (solde de financement) est ce qui est effectivement enregistré. Le solde structurel retire l'effet estimé de la conjoncture et des mesures ponctuelles ; c'est une estimation qui dépend de la méthode et est souvent révisée. Les règles budgétaires de l'UE portent sur des mesures structurelles et sur les dépenses nettes.
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03Les prestations en débat(Graphique 3 sur 7)

L'invalidité a doublé depuis 2010, tandis que le chômage indemnisé a été plus que divisé par deux depuis 2005

Deux prestations au cœur du débat : invalidité et chômage

En haut : personnes reconnues invalides au 31 décembre (INAMI), salariés, chômeurs et indépendants ensemble ; taux pour 100 assurés jusqu'en 2023, dernière année publiée. En bas : chômeurs complets indemnisés par l'ONEM, allocations d'insertion comprises, chômage temporaire exclu.

Source: INAMI · ONEM

  1. L'invalidité commence lorsqu'une personne est incapable de travailler depuis plus d'un an. Fin 2025, 576 643 salariés, chômeurs et indépendants étaient en invalidité, contre 278 071 en 2010.

  2. Le nombre d'assurés a beaucoup moins augmenté : pour cent assurés, l'invalidité est passée de 6,4 en 2010 à 11,5 en 2023. Vieillissement des travailleurs, relèvement de l'âge de la pension, conditions de travail et règles de reprise du travail font partie du débat ; ces chiffres seuls ne disent pas lequel pèse le plus.

  3. Le chômage indemnisé a évolué en sens inverse : 633 407 personnes par mois en moyenne en 2005, 291 249 en 2025. Une partie de la baisse correspond à la bande grise, les personnes dispensées de chercher un emploi, surtout des chômeurs âgés ; ce statut a été supprimé progressivement, de 160 232 en 2000 à 3 172.

  4. En 2025, 128 290 demandeurs d'emploi indemnisés étaient au chômage depuis deux ans ou plus, soit 45 % du total. C'est le groupe le plus directement concerné par la limitation dans le temps des allocations de chômage décidée par le gouvernement fédéral en 2025 et appliquée progressivement à partir de 2026.

À propos de ce graphique

Source

Unité: Personnes ; pour 100 assurés ; unités de paiement · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Le graphique ne compte pas la première année d'incapacité (incapacité primaire), ni les montants versés, ni les régions. Il ne dit pas pourquoi l'invalidité augmente : vieillissement des travailleurs, relèvement de l'âge de la pension, conditions de travail, santé ou règles de reprise du travail sont des explications débattues que ces données ne départagent pas. Les unités de paiement de l'ONEM ne sont ni des personnes ni des chômeurs au sens du BIT ; les effets de la limitation des allocations de chômage dans le temps, appliquée à partir de 2026, ne sont pas encore visibles.

Mises en garde

  • L'incapacité primaire (première année) n'est pas l'invalidité (après un an). L'assurance indemnités verse des indemnités d'incapacité primaire pendant la première année d'incapacité de travail (après le salaire garanti par l'employeur pour les salariés), puis des indemnités d'invalidité lorsque l'incapacité dépasse un an et que le Conseil médical de l'invalidité reconnaît la personne invalide. inami_incapacity ne compte que les personnes en invalidité au 31 décembre ; l'INAMI ne publie pas d'effectif de fin d'année des personnes en incapacité primaire, seulement les jours et montants indemnisés (inami_benefit_spending, phase PRIMARY, jusqu'en 2023). Ne pas présenter le nombre d'invalides comme « toutes les personnes en congé maladie ».
  • Les « malades de longue durée » de la presse sont en général les seuls invalides. Les chiffres de presse d'environ 500 000 « malades de longue durée » sont en général le nombre d'invalides INAMI des salariés et chômeurs (537 728 fin 2025). Certains ajoutent les indépendants (38 915) ou les personnes en incapacité primaire, d'autres ne comptent que le régime général. Préciser le régime et la phase couverts ; additionner EMP et SELF pour l'ensemble des assurés.
  • Personnes, prestations et paiements sont des comptages différents. Une personne peut percevoir plusieurs prestations à la fois (une pension de retraite et une pension de survie, des pensions de deux régimes), et un nombre de jours indemnisés ou de paiements n'est pas un nombre de personnes. Le nombre de pensions ou de prestations est donc plus élevé que le nombre de bénéficiaires, et un montant divisé par ce nombre donne un montant par prestation, pas par personne. Préciser lequel des trois un chiffre compte, et n'additionner les prestations que si la source indique que chaque personne n'est comptée qu'une fois.
  • Le chômage BIT (enquête) n'est pas le nombre de demandeurs d'emploi inscrits. Le chômage BIT provient de l'enquête sur les forces de travail - personnes sans emploi ayant cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines et disponibles dans les deux semaines. Les demandeurs d'emploi inoccupés inscrits (Actiris, VDAB, Forem, ADG) et les bénéficiaires d'allocations de chômage (ONEM) sont des comptages administratifs avec d'autres règles ; en Belgique, ils sont nettement plus nombreux que le chiffre BIT. Ne pas mélanger les deux ni présenter l'un comme l'autre.
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04La défense(Graphique 4 sur 7)

Les dépenses de défense belges ont bondi en 2025, mais restent les plus faibles des alliés présentés

Les dépenses de défense, Belgique et alliés de l'OTAN

Dépenses de défense selon la définition de l'OTAN, en % du PIB, 2014–2026. 2025, 2026 : estimations (points creux).

Source: NATO

  1. Pendant des années, la Belgique a consacré moins d'un pour cent du PIB à la défense selon la définition de l'OTAN : 0,9 % en 2019. Les dépenses sont passées à 1,3 % en 2024, puis à 2,0 % en 2025, le niveau de l'engagement OTAN de 2014, marqué par la ligne pointillée du bas.

  2. Les alliés ont eux aussi augmenté leurs dépenses. En 2026, l'estimation belge, 2,0 %, est la plus basse des sept pays présentés, contre 2,5 % en moyenne pour l'OTAN Europe et Canada et 3,5 % pour le Danemark, le plus élevé. La ligne du haut est l'engagement pris par les alliés en 2025 pour 2035.

  3. Dans les négociations budgétaires, la hausse des dépenses de défense s'ajoute aux économies ou recettes à trouver ailleurs.

À propos de ce graphique

Source

Unité: % du PIB · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Les chiffres sont déclarés par les gouvernements selon la définition de l'OTAN, qui inclut par exemple les pensions militaires ; ils diffèrent des dépenses de défense des comptes nationaux. L'Autriche, non membre, est absente. Les engagements sont des objectifs politiques des alliés, montrés comme repères ; le graphique ne dit pas quel niveau est adéquat ni comment il est financé.

Mises en garde

  • Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
  • Des jeux de données de millésimes différents ne concordent pas exactement. Les dépenses par fonction (septembre 2026) et les agrégats principaux et comptes de la BNB (juillet 2026) proviennent de publications différentes ; un même total peut donc différer légèrement (par ex. dépenses belges 2024 de 335 288 contre 335 100 millions d'euros). Comparer au sein d'un même jeu de données, ou admettre une tolérance d'environ 0,1 %.
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05Ce qui est taxé(Graphique 5 sur 7)

La Belgique taxe fortement le travail et peu la consommation ; ses impôts élevés sur le capital viennent surtout des bénéfices des sociétés et du patrimoine

Ce qui est taxé : travail, consommation et capital, 2024

Impôts et cotisations sociales classés selon ce qu'ils frappent (Commission européenne), 2024. Taux implicite : recettes rapportées à la base imposable potentielle.

Source: European Commission

  1. La Commission européenne classe les impôts et cotisations sociales selon ce qu'ils frappent : le travail, la consommation ou le capital. Le panneau de gauche montre chacun en part du PIB en 2024.

  2. Les impôts sur le capital rapportent 11,0 % du PIB en Belgique, plus que dans tout pays de comparaison et au-dessus des 8,5 % de l'UE. L'écart vient des impôts sur les bénéfices des sociétés, 4,4 % contre 3,3 % dans l'UE, et sur le stock de capital, comme le précompte immobilier, les droits d'enregistrement et les droits de succession, 3,7 % contre 2,1 %.

  3. Les impôts sur les revenus du capital des ménages, comme les intérêts et les dividendes, rapportent 0,9 % du PIB, moins que les 1,1 % de l'UE. Ce sont des montants, pas des taux : ils ne disent pas si ces revenus sont peu taxés ou simplement faibles. Les impôts sur la consommation rapportent 9,5 %, moins que dans tout pays de comparaison ; l'UE est à 10,6 %.

  4. Le panneau de droite rapporte l'impôt à sa base. Le taux implicite sur le travail atteint 40,7 % en Belgique, à égalité avec l'Autriche pour le plus élevé du groupe, contre 37,1 % dans l'UE et 31,9 % aux Pays-Bas. Sur la consommation, il est de 15,5 %, contre 16,5 % dans l'UE.

  5. Ces chiffres alimentent les deux côtés du débat budgétaire, sur une moindre taxation du travail comme sur une taxation accrue du capital ou de la consommation. Ils ne montrent pas qui supporte finalement chaque impôt.

À propos de ce graphique

Source

Unité: % du PIB ; % · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Le classement par base est une estimation de la Commission ; certains impôts sont répartis par convention. Le graphique ne montre pas qui supporte finalement l'impôt, les taux légaux, les réductions d'impôt, ni la répartition des revenus du capital entre ménages. La Commission ne publie plus de taux implicite sur le capital, d'où les seuls montants en % du PIB.

Mises en garde

  • Les dépenses fiscales ne sont pas comptées comme des dépenses. Les aides accordées par des réductions d'impôt (voitures de société, épargne-pension, emprunts hypothécaires, etc.) diminuent les recettes au lieu d'augmenter les dépenses. Les pays qui y recourent davantage semblent dépenser et taxer moins qu'en réalité.
  • Agrégats de la zone euro de compositions différentes. EA21 est la zone euro avec la Bulgarie (depuis 2026) et EA20 la composition de 2023-2025 ; les deux sont recalculées sur toute la période avec une liste fixe de pays. Utiliser EA21 par défaut et ne pas mélanger les deux dans une même comparaison.
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06Vivre avec peu(Graphique 6 sur 7)

Le taux de risque de pauvreté belge est le plus bas du groupe, mais plusieurs minimums sociaux restent sous le seuil de pauvreté

Qui vit avec peu : risque de pauvreté et revenus minimums

En haut : part de la population sous 60 % du revenu médian, après transferts sociaux (enquête EU-SILC 2025). En bas : montant net des minimums sociaux en % du seuil de pauvreté, personne isolée (SPF Sécurité sociale).

Points creux : chiffres provisoires.

Source: Eurostat · FPS Social Security

  1. Les choix budgétaires sur les allocations et l'indexation pèsent surtout sur les personnes à bas revenus. Dans l'enquête 2025, 10,9 % de la population belge vivait sous le seuil de pauvreté, défini par rapport au revenu médian : le taux le plus bas des huit pays, contre 16,3 % dans l'UE.

  2. Les enfants sont plus exposés : 14,5 % d'entre eux vivent sous le seuil, contre 9,3 % des personnes âgées.

  3. Pour une personne isolée sans autre revenu, trois minimums sociaux étaient sous le seuil de pauvreté en 2024 : le revenu d'intégration (84 % du seuil), l'allocation de remplacement de revenus (86 %) et l'allocation de chômage minimale (91 %). L'invalidité et la pension minimales le dépassaient.

  4. Les six ont progressé par rapport au seuil de pauvreté depuis 2018 ; le revenu d'intégration est passé de 73 % à 84 %.

À propos de ce graphique

Source

Unité: % ; % du seuil de pauvreté · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Le risque de pauvreté est une mesure relative, tirée d'une enquête dont les revenus portent sur l'année précédente. Les minimums sont calculés pour une personne isolée sans autre revenu ; les autres types de ménages diffèrent. Le graphique ne montre ni les effets des mesures budgétaires en discussion, ni le nombre de bénéficiaires de chaque minimum.

Mises en garde

  • Les chiffres de pauvreté portent sur les revenus de l'année précédente. L'année indiquée est celle de l'enquête EU-SILC. Dans la plupart des pays, le revenu mesuré est celui de l'année civile précédente ; les changements de politique apparaissent donc avec retard dans les chiffres.
  • Montants de ménages types, pas des allocations moyennes versées. Il s'agit de calculs du SPF Sécurité sociale pour un ménage type vivant uniquement d'une allocation minimale, net d'impôt des personnes physiques et y compris pécule de vacances, allocations familiales et suppléments sociaux. Ce n'est ni le montant moyen versé aux bénéficiaires, ni un barème légal brut, ni le nombre de personnes au minimum. Les montants dépendent du taux (isolé, cohabitant, ménage). Pour 2023 et 2024, le pourcentage du seuil de pauvreté repose sur un seuil estimé (indicateur e).
  • Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
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07L'emploi(Graphique 7 sur 7)

Le taux d'emploi belge a progressé mais reste sous la moyenne de l'UE

Le taux d'emploi des 20–64 ans, Belgique et Régions

Personnes en emploi en % de la population de 20 à 64 ans, enquête sur les forces de travail, 2005–2025. Régions selon le lieu de résidence. Rupture de série en 2021.

Source: Eurostat

  1. Plus de personnes au travail, c'est plus d'impôts et de cotisations et moins de dépenses d'allocations : le taux d'emploi revient donc dans tous les camps du débat budgétaire. En Belgique, il est passé de 66,5 % de la population en âge de travailler en 2005 à 72,8 % en 2025.

  2. C'est encore moins que les 76,1 % de l'UE, et moins que l'objectif que la Belgique s'est fixé pour 2030, la ligne pointillée.

  3. Le taux varie selon la Région : 77,3 % en Flandre, au-dessus de la moyenne de l'UE, contre 67,9 % en Wallonie et 63,9 % à Bruxelles. Les Régions comptent les personnes selon leur domicile, et de nombreux emplois bruxellois sont occupés par des navetteurs des deux autres Régions.

À propos de ce graphique

Source

Unité: % de la population · Données extraites le 7 octobre 2026

Ce que ce graphique ne montre pas

Le taux d'emploi ne dit rien du temps de travail, des salaires ni de la qualité des emplois. Les Régions sont comptées selon le lieu de résidence : les navetteurs vers Bruxelles comptent dans leur Région. Le graphique ne montre pas les personnes en invalidité ou au chômage, ni l'effet de l'emploi sur les finances publiques.

Mises en garde

  • Rupture dans l'enquête sur les forces de travail en 2021. L'enquête européenne sur les forces de travail a été réformée en 2021 (nouveau questionnaire et nouvelles définitions, règlement 2019/1700), et plusieurs pays ont d'autres ruptures (indicateurs b ; pour la Belgique aussi 1999, 2001, 2005, 2011 et 2017). Les variations autour d'une année de rupture sont en partie statistiques. Pour les tendances longues du taux d'emploi des 20-64 ans, utiliser employment_rate, ajusté par Eurostat ; ailleurs, signaler la rupture quand une comparaison la traverse.
  • Les taux régionaux du marché du travail sont établis selon le lieu de résidence. Les taux d'emploi et de chômage régionaux décrivent les habitants d'une région, où qu'ils travaillent. Bruxelles compte bien plus d'emplois que d'habitants en emploi (une grande partie est occupée par des navetteurs de Flandre et de Wallonie) ; son faible taux d'emploi ne signifie donc pas qu'il y a peu d'emplois à Bruxelles.
  • Estimations d'enquête peu fiables. Les cellules marquées u reposent sur peu de répondants (petites provinces, jeunes, catégories rares) et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les présenter avec cet avertissement et ne pas classer régions ou pays sur de petits écarts entre elles.
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